| Jusqu’en
1948, il était courant d’utiliser des pigments
à base de carbonate de plomb, la Céruse, mais
aussi d’autres composés tels que l’huile
de lin plombifère dans la fabrication des peintures.
C’est ainsi que de vieilles peintures que l’on
trouve encore dans des immeubles anciens peuvent contenir
du plomb; risque potentiel d’intoxication pour les
personnes qui seraient susceptibles d'ingérer des particules
de peinture (saturnisme). Un décret du 30 décembre
1948 a définitivement interdit l’emploi des composés
plombifères ci-dessus dans tous les travaux de peinture
en bâtiment tant en intérieur qu’en extérieur.
Toutefois, d’autres pigments à base de
plomb, tels que le minium ou le chromate de plomb ont pu
être utilisés jusque dans les années 80,
dans des peintures bien spécifiques telles que les
primaires anti-corrosion.
Il faut savoir que tout logement
dans lequel une peinture contenant du plomb est détectée
peut être déclaré « insalubre »
par les autorités compétentes avec obligation
de traitement, à la charge du propriétaire (qui
peut bénéficier d’aides à l’amélioration
de l’habitat). L’état des risques d’accessibilité
au plomb doit être dressé par un contrôleur
technique agréé avant et après traitement
(arrêté du 12 juillet 1999).
En cas de doutes sur la nature d’un revêtement,
il est recommandé de contacter les services Logement
de votre mairie ainsi que le Centre Scientifique et Technique
du Bâtiment (CSTB) dont l’adresse Internet est
: http://www.cstb.fr.
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